]Et me voila. Je m'installe dans l'avion, crée mon petit nid pour 6 heures de vol, sors mon lecteur CD, et m'installe enfin. Et on décolle. En vol pour l'inconnu, l'étrange, l'Allemagne!! Déjà un peu nostalgique et surtout pas super réveillée, j'allume mon lecteur CD, 4° chanson : Heilig. Cette chanson me fait immédiatement penser à ma Br0wniie, et je décide d'écrire ma première carte, de premier jour:
Coucou ma Br0wniie!
Bon, là je suis dans l'avion, j'écoute Heilig, of course, je pense f0rt à t0ua!!
Je t'avais biien dit que je t'enverrai une carte tous les jours!!^^
Chtmm f0reuh, tu peux pas savouar, tu me manke déjà!!
Je t'oublierai jamais!!
<3
B & T für immer!!
Kissouilles
Ta Bl0ndiie.
Une fois ma carte terminée, toujours sur Heilig que j'ai mise en boucle, je m'endors petit à petit...
Glaub an dich...
Ich glaube an dich
Du wirst für mich immer Heilig sein!
Une hôtesse me réveille une heure après:
"Bonjour mademoiselle! Excusez-moi de vous déranger!
Souhaitez-vous un petit-déjeuner?"
Une fois mon café, mes céréales et mon jus d'orange engloutis, je sors un magazine et me mets à le lire, accompagnée par mon "Spring Nicht" adoré.
Nimm meine Hand
wir fangen nochmal an
Spring Nicht!
...
Und hält dich dann auch nicht zurück...
Dann spring ich für dich.
Tum Tum Tum!
"Mesdames et Messieurs, veuillez attacher vos ceintures de sécurité, nous amorçons l'aterrissage.
...
Mesdames et Messieurs, l'avion a très bien atterri. Bienvenu à Leipzig. Il est exactement 13h47 et la température ambiante est de 13°C."
Je m'arrache tranquillement de mon siège, la gorge nouée de stress, je suis super-anxieuse! Je marche lentement vers le Terminal... C'est alors que j'aperçois, au-dessus de la foule un grand écriteau avec, écrit dessus :
Clémence ******
Quelle honte ! Qu'importe, au moins, j'arrive à rejoindre ma famille d'accueil qui doit être là à m'attendre. Je me fraie un chemin parmi la foule et arrive enfin vers l'écriteau. Mais ce n'est pas une joyeuse famille unie qui m'attend là. Non, en fait c'est seulement un gars avec une casquette de chauffeur. Attendez, je crois qu'il s'adresse à moi !
... : Excusez-moi, êtes-vous Clémence ****** ?
- Euh... Oui, oui c'est moi ! Et vous ? Qui êtes-vous ?
Mauritz : Je m'appelle Mauritz. Je suis le chauffeur de la famille Von Tromtzig. Je vais vous conduire à votre nouvelle demeure. Si vous voulez bien me suivre...
Je le suis, bien sûr. Mais je n'en crois pas mes oreilles! Ma famille d'accueil a un chauffeur? Wahou! Ca veut dire qu'elle est peut-être riche! Von Tromtzig! Ca ne m'a pas l'air modeste! Comme ce serait génial!
Et, tandis que le chauffeur me conduis vers ma "nouvelle demeure" dans la Volkswagen, je me prends à révasser à ma peut-être future vie de fille riche!
Et lorsque je sors de la voiture, je n'en crois pas mes yeux. Ce n'est pas un palace qui m'attend, c'est pire! Un château, une demeure au plus haut sens du terme! Je reste estomaqué.
- m'exclamant - Wahou! C'est super... grand !!
Et quand j'entre, c'est encore pire. Tout est parfaitement astiqué, il y a un immense lustre incrusté de diamants qui trône au dessus de moi!! Les mots me manquent pour décrire! Je baisse les yeux et, tandis que le chauffeur s'éclipse, j'aperçois un autre employé de la maison, le maître d'hôtel je crois ! Il se dirige vers moi, s'incline, puis m'indique d'un ton extrèmement respectueux :
Heiko : Bonjour mademoiselle, mon nom est Heiko et je suis votre maître d'hôtel personnel. Si vous voulez bien me suivre, je vous montrerai vos appartements...
Je m'attendais à ce qui me fasse emprunter le gigantesque escalier en colimaçon disposé dans le hall, mais loin de là, en fait. Il me fait traverser le château, tout d'abord par la salle à manger.
Elle était de style ancien, tout comme le château, mais ne paraissait pas du tout vieille. En effet, sa table en chêne, ses tentures sur les murs, le buffet qui trônait au fond apportaient une touche noble à la pièce. Assorti au gigantisme de la salle et au magnifique décor du plafond, cela donnait une pièce magnifique. J'en restai, une fois de plus, bouche bée.
Puis, par une petite porte située à la gauche de cette salle, il me présenta la cuisine. Cuisine, bien évidemment, sur-équipée et dans laquelle se tenait la cuisinière robuste mais à l'aspect rustre et gentil. Celle-ci s'affairait près du four en préparant, il me semble, des cookies. Et, en effet, elle m'en offrit un avec un grand sourire.
Ensuite, nous traversâmes le "salon de lecture", comme me le fit si bien remarquer Heiko. Celui-ci comportait une immense biliothèque remplie de livres, ainsi que de multiples canapés à l'aspect moelleux et confortable, un mini-frigo contenant les multiples boissons possibles et inimaginables, et un meuble dans lequel se trouvait, comme me le fit savoir le majordome, quelques gâteaux que la cuisinière renouvelait toutes les douzes heures. La bibliothèque s'étalait tellement en hauteur que des échelles électriques étaient disposées afin de pouvoir accéder aux livres. Les couleurs prédominantes étaient comme celles de toute la maison, rouge et or. Inutile de préciser que chaque détail ou meuble était assorti.
Enfin, nous arrivâmes à la véranda. La véranda était, je crois, la pièce la plus moderne de la demeure. Elle était constituée de banquettes et autres canapés spacieux et douillets. Elle était aussi, bien sûr, composée d'un mini-bar. Et de cette véranda, on apercevait la piscine.
Lorsque le majordome me fit traverser les lieux, je n'en crus pas mes yeux. La piscine était tout simplement majestueuse. S'étalant à perte de vue, elle semblait se jeter telle une cascade. En vérité, un petit bassin était situé en-dessous et fait office de jacuzzi. De nombreux jets étaient placés à un côté de cette piscine, et les transats réhaussés d'un matelas moelleux en tissu de maillot de bain m'incitaient de tout coeur à les écraser. Incroyable.
Mais c'est lorsque je redressa les yeux que je fûs le plus impressionée. Car, devant moi, se dressait fièrement une autre maison à étage. Je n'en crus pas mes yeux. Et, d'après les indications de mon majordome, c'était là où j'allais passer les trois prochains mois.